La traçabilité agroalimentaire est ce qui permet la sécurité sanitaire de chacun des aliments que vous pouvez retrouver dans le commerce. Son but est de mieux qualifier les produits mis sur les marchés, ce qui est nécessaire pour remonter à la source d’un problème d’intoxication alimentaire ou d’une fraude par exemple. Cette traçabilité monte en puissance surtout suite à des scandales comme celui de la viande de cheval présentée comme de la viande bovine en 2013. Du fait que la viande de cheval étant moins chère à l’achat pour les fournisseurs et fabricants que la viande bovine et qu’elle peut transiter entre plusieurs pays jusqu’à sa transformation, la fraude fut facile.

Cette traçabilité se fait surtout dans l’entreprise pour la prémunir en termes de responsabilité et se fait aussi de manière de plus en plus importante au niveau de la chaîne logistique et de production. Ce qui donne logiquement une importance croissante aux échanges de données entre les différents partenaires commerciaux.

Mais ce qui vaut pour la viande est tout aussi essentiel pour les fruits et légumes issus de l’agriculture biologique. Car la production de ces produits bios est soumise à certaines règles différentes (parfois strictes) des produits agro-alimentaires non-biologique. Or, Le 14 mars dernier, la Cour des comptes européennes a publié un tout nouveau rapport sur le contrôle de l’agriculture biologique. En effet, déjà dans un autre rapport en 2012, l’organisme de contrôle financier de l’UE avait identifié d’importants dysfonctionnements dans le système de contrôle de l’agriculture biologique. À l’époque, les auditeurs de l’UE avaient alors rapporté que les autorités chargées du contrôle ne s’échangeaient pas suffisamment de données et que la question de la traçabilité était très loin d’être fiable (seulement 40 % pouvait être retracés jusqu’au producteur il y a six ans).

Source : https://www.eca.europa.eu/fr/ (rapport n°4/2019)

Une solution à portée de clic ?

Encore aujourd’hui, seuls des contrôles systématiques peuvent déterminer si un produit est bien issu de l’agriculture biologique. Même si depuis 2012, beaucoup de choses ont été amélioré il est toujours difficile de mettre en place ces fameux contrôles systématiques et les risques de fraudes sont alors toujours aussi grands.

La solution pourrait venir de la blockchain. Puisque la blockchain est un système inviolable qui permet de s’échanger (à l’origine) des transactions bancaires, elle serait tout aussi efficace et pertinente dans le domaine de la traçabilité alimentaire. Alors, il suffirait de créer des blocks façonnés pour ce type d’utilisation et de rajouter des “sur-couches d’extranet” et des applications mobiles que chaque acteur de la chaîne alimentaire pourrait alors utiliser, de la fourche à la fourchette.

En transposant ce modèle à l’agro-alimentaire, la traçabilité serait assurée.

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