Conçue initialement pour gérer une nouvelle génération de monnaies et pour sécuriser des transactions sans tiers de confiance, la technologie Blockchain s’invite dans le paysage énergétique. Depuis l’an dernier, un nombre croissant d’énergéticiens ont entrepris de s’impliquer dans une série de projets-pilotes mettant la technologie de la Blockchain au coeur de la gestion de l’énergie renouvelable via des « microgrids ». Il s’agit de réseaux décentralisée d’habitation qui génèrent et gèrent leur propre électricité avec des éoliennes et des panneaux solaires.

La chaîne de production et de distribution de l’énergie gérée par la blockchain.

Les habitations pourraient consommer leur propre production et vendre leur surplus à leur voisin. Ainsi cela stabiliserait le système selon les besoins de chacun. Le caractère distribué des fichiers d’information de la Blockchain, ou « registres », assure alors la transparence. Et même une certaine facilité au système à subir des audits en profondeur. Chaque transaction d’énergie est enregistrée et stockée par la Blockchain sur tous les ordinateurs qui font partie de son réseau . Tous les participants sont mis au courant en temps réel de chaque transaction faite. Les ordinateurs se contrôlent entre eux pour empêcher la fraude au sein du système . Elle pourrait permettre à une collectivité de disposer d’un état des lieux de l’ensemble de son infrastructure énergétique et d’identifier les bâtiments les plus énergivores.

En avril 2018, l’Energy Web Fondation a lancé la version bêta de la plateforme, Tobalaba, qui est directement basée sur la chaîne de block Ethereum. Dans un rapport publié en mai 2018, Eurelectric (l’association professionnelle qui réunit les acteurs industriels de l’électricité en Europe), avait souligné le potentiel certain de la Blockchain à accompagner la décentralisation de ce dernier. Mais si cela reste assez théorique pour le moment et est encore en attente de confirmation concrète.

Cependant, l’objectif n’est pas de se substituer à l’ensemble du réseau, mais de montrer que les petits réseaux peuvent servir les communautés locales. Ce surplus peut aussi être revendu sur le réseau, en échange de jetons. La production d’un MWh d’électricité solaire entraîne l’attribution d’un SolarCoin qui peut ensuite être échangé. Les SolarCoins peuvent, en outre, être convertis en monnaie fiduciaire comme le dollar ou l’euro.

Blockchain et services de flexibilité

La production variable d’énergie éolienne et solaire met à rude épreuve la capacité des exploitants de réseaux à équilibrer l’offre et la demande à court terme sans réduire la production d’énergie renouvelable. La Blockchain peut être mise en œuvre pour enregistrer la disponibilité des ressources et automatiser la réponse à la demande en temps réel. La Blockchain permettrait un redispatching de l’électricité afin de prévenir les surcharges sur le réseau.

Un système de « smart contracts » « pourrait permettre la mise en place d’un schéma automatisé et flexible qui rémunère les consomm’acteur en temps réel et ajuste la demande à un moment donné ». Tout ceci permettrait donc d’optimiser la consommation d’énergie et donc de lutter aussi contre le gaspillage et de trop recourir aux énergies fossiles.

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